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Les nouveaux mots du dico...

Comme tous les ans, au cours au mois de mai, les dictionnaires ont dévoilé leurs nouvelles recrues.

Pas moins de 150 mots pour le Petit Larousse et 109 mots pour le Petit Robert viennent enrichir officiellement notre belle langue française.

Ces nouvelles entrées au dictionnaire sont toujours révélatrices de l’évolution de notre société.

Je vous présente, ci-dessous, une petite sélection.


Notre vocabulaire s’enrichit de termes autour du développement durable, avec notamment :

  • la dédiésélisation (qui vise la réduction des véhicules à moteur diesel),

  • le bioplastique,

  • le locavorisme (mouvement prônant la consommation de produits locaux),

  • l’écopâturage.


Les mutations sociétales sont évidemment abordées avec :

  • l’apatridie,

  • le survivalisme (mode de vie de personnes se préparant à une catastrophe nucléaire, écologique, économique...),

  • l’adulescence (lorsque de jeunes adultes continuent d'avoir un comportement d'adolescents),

  • le millenial (personne devenue adulte aux environs de l'an 2000),

  • l’ochlocratie (gouvernement par la foule, la multitude).


Les problèmes sociaux des derniers mois ont sûrement donné lieu à l’entrée au dictionnaire du lanceur de balles de défense (LBD) et de l’anticasseur.


Sont abordés également les aspects numériques qui bouleversent l’économie avec les mots :

  • cryptomonnaie (moyen de paiement virtuel),

  • ubériser (rendre obsolète un modèle économique existant)

  • et un nouveau sens au mot licorne (start-up de plus d’un milliard de dollars).


Plus largement, le vocabulaire des nouvelles technologies s’enrichit du mot darknet (réseaux de données inaccessibles aux moteurs de recherches traditionnels) ou encore scroller ( faire défiler un contenu sur un écran). Cette évolution de notre société donne malheureusement naissance au terme cyberharcèlement, maintenant intégré officiellement au dictionnaire, ainsi qu’à infox (information mensongère).


Les comportements sociaux ne sont pas en reste avec hygge (art de vivre scandinave grâce aux plaisirs simples du quotidien), bigorexie (addiction au sport), inclusif (intégration pour mettre fin à une exclusion), boboïser, transphobie ou encore hypersexualisation.


Les conséquences des conditions du marché du travail apportent leur lot de nouveaux mots pour définir de nouvelles situations : slasheur (personne de la génération Y exerçant plusieurs emplois et/ou activités à la fois), smicardisation, bore-out (syndrome d'épuisement professionnel dû à l'ennui provoqué par le manque de travail), coworking.


Je termine cette petite sélection par les termes du quotidien. Il est maintenant possible de :

  • cadeauter (offrir un cadeau),

  • jober (exercer un job),

  • vacher (rester à ne rien faire, paresser),

  • niaiser (perdre son temps à des futilités),

  • raguiller (remettre d'aplomb),

  • enfirouaper (tromper, duper),

  • divulgâcher (révéler prématurément un élément clef de l'intrigue d'une oeuvre de fiction, «spoiler» en d’autres termes),

  • klouker (se goinfrer).


Le thème de la gastronomie voit aussi apparaître les termes dagobert (sandwich) et gonfle (rassasié).


Enfin, il est possible d’être benaise (qui éprouve une sensation de bien-être surtout après avoir bien mangé et bien bu) et nounoune (un peu niais, nunuche), amitieux (qui se montre aimable, affectueux), sorteur (qui aime sortir), taxieur (chauffeur de taxi). Ce dernier devra faire attention à l’emportiérage (percuter un cycliste en ouvrant sans précaution une portière).